En 1944, la région du Bois Saint-Jean dissimulait un maquis actif.
La zone du Bois Saint-Jean relevait du sous-secteur « Hoss » de l’Armée Secrète, l’un des mouvements de résistance les plus puissants. Les grandes prairies jouxtant le bois constituent une plaine de parachutage désignée sous le nom de code « Plaine Zèbre ».
Longtemps, les maquisards y attendirent les armes et munitions jusqu’au jour où la BBC envoya le message convenu « le Zèbre recevra ce soir triple charge ».
Entre le 5 et le 10 septembre, trois largages eurent lieu sur cette plaine : des jeeps, des armes, dumatériel divers ainsi que des parachutistes SAS belges, dont Jean Lox.
La 10 septembre 1944, vers 14 heures, une escarmouche éclata à Chabrehez entre les maquisards et une unité SS. Après des échanges de tirs nourris, les Belges durent se retirer sour la pression des Allemands, plus nombreux et mieux armés.
Jean Lox fut tué au cours de ce combat, atteint par plusieurs projectiles de gros calibre.
A 19h15 ce jour là, la liaison était établie entre l’Armée Secrète et les Américains progressant vers la Baraque de Fraiture. [1]
Jean Lox
Jean Lox est né à Tongres le 28 juin 1910 et donc, tué à Chabrehez le 10 septembre 1944. (La date de naissance est celle du Registre belge des morts de guerre de l’Institut du patrimoine de guerre. Nous avons également trouvé sa date de naissance dans d’autres sources. comme le 1er mars 1910 et le 28 octobre 1910).
Dans la nuit du 1er au 2 septembre 1944, quatre membres du Special Air Service sont largués dans la région de Somme-Leuze dans le cadre de l’opération Brutus. L’objectif était d’interroger l’Armée secrète sur la possibilité d’une opération aéroportée majeure dans le sud de la Belgique. Le 6 septembre, ils sont renforcés par le largage d’une jeep et de neuf hommes près du Bois-St-Jean (à l’est de La Roche). Deux autres jeeps et six soldats suivront le 9 septembre.
Le 10 septembre, ils sont attaqués aux environs de Chabrehez par une importante force allemande appuyée par des véhicules blindés. Les hommes du SAS, avec l’aide de l’Armée Secrète, offrent la résistance. Jean Lox, appuyé par quelques hommes de l’Armée Secrète, lance une contre-attaque et réussit à éliminer un poste de mitrailleuse mais il est lui-même mortellement blessé. Malgré ses blessures, il continue de fournir un tir de couverture jusqu’à ce qu’une ultime explosion de feu le tue. Au cours de cette action, 8 Allemands furent tués et de nombreux autres blessés. Outre le soldat Jean Lox tombé au combat, le lieutenant Tinchant a également été blessé. [2]
« A montré au feu un courage exemplaire. Parachuté derrière les lignes ennemies en Ardennes Belges, le 5 septembre 1944. Il se comporte brillament dans tous les coups de main auxquels il participe. Le 10 septembre, son groupe fut attaqué par des forces ennemies très supérieures en nombre, et appuyées de véhicules blindés. Au cours de cet engagement, la section de Lox reçut pour mission de renforcer un peloton de l’A.S. durement pressé par l’ennemi, et qui faiblissait. Lox fut pour ces maquisards une inspiration et un exemple. Au cours d’un audacieux mouvement de flanc, alors que, par son ardeur agressive, il entraînait ses camarades à l’assaut d’un poste de mitrailleuse ennemie, il tomba mortellement blessé, refusa de se laisser évacuer, et continua à faire le coup de feu jusqu’au moment où une rafale de mitrailleuse vint l’achever. » [3]
— Notes et références —
[1] Extrait de « Les Tailles – A la découverte de quelques-unes de ses particulatités et de quelques faits de son histoire » – Auteur inconnu, réalisé à l’occasion d la fête du Parc Naturel des Deux Ourthes (P.N.D.O.) – Les Tailles – 4 octobre 2014.
[3] Source http://www.brigade-piron.be/paras-cdo/zy-memoriam_paras_fr.html

